Les Mondes d’Hermann (2013)

PROLOGUE :

Hermann est un jeune homme de 23 ans. Son pseudo, il l’a emprunté à sa carte d’identité mais pas uniquement. Hermann, son deuxième prénom, est aussi le prénom de son arrière grand-père, blond aux yeux bleus comme lui. Dans la vie il est artiste, à côté de son travail. Plus particulièrement artiste urbain : tantôt il « colle » (autrement dit il colle une œuvre préalablement réalisée et ne travaille pas à même le mur), tantôt il se contente de ses toiles. Tout un programme en somme.

CHAPITRE 1 : Pour arriver à soi

Pour arriver à aujourd’hui, il faut passer par l’enfance et l’adolescence d’un garçon relativement peu scolaire mais astucieux. S’il ne s’en sort pas comme ça, comme tout le monde, il s’en sortira autrement. En exploitant ses centres d’intérêts et notamment celui pour l’art qui le mènera par exemple à Prep’Art. Prep’Art, c’est un peu le Poudlard de Hermann. Il y fait des rencontres importantes, avec lesquelles il travaillera, et réalise l’importance de la création artistique à ses yeux. Ensuite, il passe des concours qui le mènent aux Beaux-Arts de Pau.

Cette fois-ci le courant ne passe pas, la philosophie de l’endroit ne lui parle pas. L’histoire d’amour avec les Beaux-Arts n’aura été que de très courte durée. De Pau il revient à Paris pour se diriger vers Toulouse, « culturellement et artistiquement la deuxième ville la plus intéressante de France ». Comme Picasso a sa période bleue, Hermann a sa période des tableaux. C’est à Toulouse qu’il commence à en faire, qu’il accepte et décide de les montrer. Car, contrairement à ce que l’on peut croire, c’est de l’ordre du très personnel.

CHAPITRE 2 : Éveil au Street-Art

A force de regarder partout, on voit des choses. C’est un peu comme cela qu’il découvre le street-art. L’esprit divaguant, arpentant les murs des immeubles il y découvre les invaders. Et peu à peu l’intérêt se développe, presque naturellement. A Prep’Art il découvre Grégos, et c’est un grand pas pour lui. Parce qu’Hermann a du cran, il trouve le moyen de le contacter. Et parce qu’il est bourré de motivation, il obtiendra ce qu’il veut : travailler avec Gregos.

Et puis, comme beaucoup d’artistes, le film Le Mur de Banksy a eut un certain impact. Mais, pour reprendre les mots d’Hermann, la référence est un peu « bâtarde » tant elle est citée par les artistes du genre. En tant qu’artiste, il débute avec des collages dans les rues et toute l’adrénaline qui les accompagnent.

CHAPITRE 3 : Un artiste au travail

Exemple d'une oeuvre d'Hermann (Disney : retournements et détournements)
Disney : retournements & détournements. © Hermann

Le maître mot de son travail : détourner. Hermann s’est créé une banque de données remplie de calques à modifier. Il a par exemple une grande collection de formes Disney. Toutes ces formes ne seraient rien sans le travail de placement qui les met en images. Comme beaucoup d’artistes, il fonctionne selon l’inspiration, l’envie et le sentiment du moment. Partant de là, les compositions peuvent être faites de formes et de couleurs plus ou moins différentes les unes des autres.

La création n’a pas forcément de moteur défini, de postulat réfléchi mais est souvent guidée par les sensations du moment. Sa façon de faire peut être mise en parallèle au travail d’écrivain qui consiste parfois à « écrire pour vomir », d’après Hermann lui-même. Au bout du compte, il y a une part de pulsion non négligeable dans le protocole.

CHAPITRE 4 : Hermann et Walt

Walt comme Walt Disney, dont il détourne les personnages en leur empruntant visage ou coiffure. Le but étant de perdre la personne qui va regarder le tableau, de la tirer vers les détails et par conséquent de lui faire oublier qu’il est question des formes Disney si bien connues. L’idée est aussi de donner du sens à ces formes qui sont liées à cette période si spéciale qu’est l’enfance. Il la considère comme la meilleure des périodes de la vie, ponctuée de moments où l’on fait des liens entre les choses sans pourtant le savoir ni en avoir conscience.

Là est son but, nous faire faire des liens pas forcément évidents, lier à ces formes des petits quelques choses sans trop savoir pourquoi. En somme, redécouvrir.

CHAPITRE 5 : Environnement culturel

Trois exemples de détournements d'Hermann sur le thème de Star Wars.
Nouveaux stormtroopers, nouveau message.

Ouvert d’esprit, son environnement culturel est vaste sans pour autant s’intéresser aux extrêmes. Il écoute le rap français d’Orelsan et de Youssoupha, par exemple, mais aussi l’électro de Nujabes et de Mister Troy (dont il a fait la couverture d’un album) Son cœur bat aussi pour Hocus Pocus et C²C. En matière de cinéma il s’intéresse à Kubrick. Son âme d’artiste est émue par une longue liste parmi lesquels Keith Haring, Helmut Newton, Andy Warhol ou Basquiat. Finalement, il a autant de goûts que de références.

CHAPITRE 6 : Fantasmes

On a tous des rêves plus ou moins réalisables. En tant qu’artiste, Hermann en a aussi. Dans la série des fantasmes irréalisables se tiennent Keith Harring et Andy Warhol. Dans la série des rêves moins irréalisables se trouvent Banksy et Sheppard Farrey.

CHAPITRE 7 : Passé et présent

Voici une petite liste des noms d’artistes avec lesquels Hermann a collaboré :

Anaïs Dreamwalk

Aurel Illustrateur

Gregos

Bastek

Bastek et Aurel sont d’ailleurs aussi sur la liste des potentielles collaborations à venir aux côtés de Popei Street Artist, de Diamantaire et de AP.

EPILOGUE : L’avenir sourit aux audacieux

Samedi prochain, le 18 mai, Hermann participe à un événement autour de l’abolition de l’esclavage. A tout ceux qui voudraient s’y rendre, rendez-vous à la Maison des Ensembles (3-5 rue d’Aligre 75012 Paris – métro Gare de Lyon) à 14 heures. Il inaugure aussi aujourd’hui, de 20 heures à 02 heures, sa propre exposition au 35 Tours à Paris (35 rue Saint Saveur, Montorgueil, 75002 Paris – métro Sentier) sous l’égide de Soulville et HyYpe’z’Up. Dans un avenir plus ou moins proche, les Toulousains pourront profiter d’une exposition eux aussi.

LIEN :

@aleksduncan

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