Hermann aux Disquaires (2013)

Et là vous vous dites, mais de quoi elle parle ? Les Disquaires, c’est un des nombreux bars du quartier de Bastille (Paris 10ème) dans lequel on trouve musique, expositions et boissons. Et, jusqu’au 25 janvier, les œuvres d’Hermann étaient donc affichées sur les murs du bar. Et, qui sait, peut-être bientôt autre part ?

Qui est Hermann ?

En termes purement biographiques, d’abord. Hermann est un jeune artiste, street artist et graphiste, pour être précise. Originaire de Paris, il y a fait une prépa d’art avant de s’envoler vers Pau pour y étudier aux Beaux Arts en design graphique. Son intérêt pour le street art a été motivé, notamment, par Gregos, artiste dont le visage habille les murs parisiens (« Mon visage sur les murs de Paris »). Hermann est aussi engagé pour l’égalité des droits entre gays et hétéros : il travaille au côté d’Act Up et a participé fin 2012 à l’exposition Wall and Rights.

Et maintenant la chose plastique. En allant de liens en liens, j’ai trouvé quelques éléments. Hermann utilise donc différents supports comme des tableaux, des affiches ou encore des moulages. Ainsi, il colle volontiers tableaux et affiches sur les murs des villes où il crée (Toulouse, entre autres). Quant aux dessins, ils peuvent être faits aux poscas (feutres-peinture) ou à la bombe aérosol, parmi divers matériaux. Originalité, on peut le voir travailler « en live« , à l’occasion par exemple de concerts.

Dans ses travaux, chose amusante, il joue avec les formes issues de Disney. J’ai par exemple trouvé les coiffures de Jasmine ou de Blanche-Neige ainsi que le chapeau du Chapelier Fou, séparés du reste de leur corps. Elles perdent ainsi leur statut initial de forme « simple » pour devenir, assemblées, quelque chose de plus purement esthétique. Dans le diaporama ci-dessous figurent quelques photos que j’ai faites en allant voir l’exposition aux Disquaires.

 

 

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Einstein en couleurs

Il n’était affiché dans ce bar qu’une partie des œuvres d’Hermann. Et j’avoue ne pas avoir accroché à tout. Sans dire que c’était disgracieux, ça n’a pas toujours eu d’écho chez moi. Question de sujet, de couleurs ou de formes. Néanmoins, un sentiment assez fort émanait de l’ensemble. Passion et envie étaient perceptibles. Et ces sensations jouent beaucoup selon moi, rien que pour l’image que l’on se fait de l’artiste.

Sur certains tableaux, beaucoup de couleurs. Sur d’autres tableaux l’expression est en force. Je pense notamment aux deux portraits en noir et blanc ou encore au grand clown à base d’Einstein et à ses plus petites déclinaisons. Mon cœur balance entre ces deux portraits en noir et blanc. J’ai tout de même une préférence pour le tableau au visage hurlant. On l’aurait presque entendu crier. Il y a quelque chose de puissant et de prenant dans les yeux. De communicatif.

Dans un autre genre, les travaux autour des crânes, si réussis soient-ils, ont par moment réussi à me mettre mal à l’aise. Peut-être est-ce dû aux langues qui traversaient un des crânes. Néanmoins l’alliance crâne et couleurs rappelle assez la vision sud-américaine de la mort, beaucoup moins lugubre que la nôtre. Personnellement, sentiments mis à part, je vois l’ensemble comme audacieux. Enfin vous l’aurez compris, je n’ai pas d’avis arrêté sur ce que j’ai vu si ce n’est que c’est intéressant. Merci à Clemzy grâce à laquelle et avec laquelle je suis allée voir cette expo et aux Disquaires qui m’a autorisé à mitrailler.

LIEN : La page Facebook Hermann Art 

@aleksduncan

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