[Livre V.O.]Cauchemar

marziaEn théorie l’horreur c’est pas mon genre, films, livres et jeux vidéo compris. Ça me laisse toujours un léger malaise, de ceux qui te poussent à vérifier trois fois tous les accès et tous les placards de chez toi avant d’aller te coucher. Et puis un jour, Marzia Bisognin a publié son propre roman d’horreur, estampillé « Juvenile Fiction ». Un livre dans le rayon jeunesse ça doit pas faire si peur que ça… Non ?

L’AUTEUR

Marzia Bisognin, plus connue sous le nom de CutiePieMarzia, est une blogueuseyoutubeuse mode, beauté et lifestyle italienne (qui réside en Angleterre, d’ailleurs) de 23 ans, dont je suis les pérégrinations avec assiduité. Mais au-delà de la mode, du Japon et de ses pugs, Marzia adore les films d’horreur. Rien d’illogique donc à ce qu’elle apporte son addition au genre.

DREAM HOUSE : VRAIMENT ?

Tout commence lorsqu’Amethyst, jeune femme sensiblement étrange, atterrit devant une maison, la maison de ses rêves, un jour de pluie. Comment est-elle arrivée ici, c’est une bonne question. Les propriétaires du lieu, personnes a priori charmantes, lui proposeront d’entrer et de rester pour la nuit afin d’éviter la tempête. Tout semble parfait jusqu’à ce que, le lendemain matin ses hôtes disparaissent sans laisser de traces et qu’Améthyste décide de rester, “pour les remercier”. Mais la maison a sa propre idée de la situation…

FROID DANS LE DOS

Dream House tient de ces histoires qui jouent sur le mental et l’esprit. Rien de foncièrement vomitif donc. Vous vérifierez peut-être bien les recoins de chez vous, mais pour d’autres raisons. L’aspect vraiment intéressant de l’histoire réside dans la notion du temps, qui se trouve bouleversée et distordue. Au fur et à mesure, la perception d’Amethyst coïncide de moins en moins avec l’unité “temps” qui devient tranquillement inquiétante.

Nombreux sont les passages gênants, psychologiquement gênants, qui vous prennent aux tripes. Quant aux personnages, peu nombreux, chacun est une pièce murement réfléchie d’un mécanisme bien huilé. Amethyst par exemple, dont on rentre dans la vie comme on rentre dans quelqu’un dans la rue, a quelque chose de flou qui complimente la narration, y ajoutant un sentiment de flottement.

Cela va sans dire, j’ai beaucoup aimé ce livre. Ceci dit, on n’est pas encore sur une réconciliation avec le genre. J’émettrai tout petit “mais” quant à la fin, que j’ai trouvé un peu confuse. Ceci étant dit, Dream House a donné un visage beaucoup plus intéressant à mon voyage en train.

A.D


Dream House

Marzia Bisognin

Keywords Press

£12.99 / $ 17.99 U.S / $ 24.99 Can


 

 

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