L’importance du superflu

IMG_20160531_174918A l’occasion d’une discussion sur l’image, celle qu’on se donne et celle qu’on renvoie, j’ai commencé à gamberger. Pour être honnête, je n’ai jamais été dans les standards médiatiques féminins. Sauf peut-être pour mes cheveux, qui ont pu faire concurrence à ceux d’Hermione Granger. Mais autrement c’est raté : mes vêtements naviguent entre le 40 et le 42, mon maquillage est souvent minimaliste, la fitness me déprime et je ne jure que par bottes et bottines. J’ai bien des talons hauts mais je suis incapable de les garder toute une soirée. Néanmoins, étonnamment, je crois que je m’entends à peu près bien avec moi-même. Attention, je ne suis pas en train de dire que je m’aime, parce que ce n’est pas le cas. Je crois juste que je suis en train de me réconcilier avec  mon miroir.

On a tous et toutes ces jours à la con, passez-moi l’expression, où on se traîne en tirant sur nos vêtements parce que ça ne va pas, parce qu’il faudrait plutôt être comme ça et surtout moins comme ça. Je ne vous raconte pas le nombre de fois où j’ai crié contre mes cheveux qui ne tiennent pas ou mes vêtements qui tombent juste comme il ne faut pas. Et c’est un cercle vicieux, de négatif en négatif où l’on ne se focalise plus que sur ce qui ne va pas et qui n’ira «jamais». Pourtant la situation n’est probablement pas si dramatique. Facile à dire je vous l’accorde.

Un jeu plus intéressant serait d’apprendre à se connaître, en regardant ce qui va. On est 1464618375296d’accord que se regarder objectivement est un sport compliqué. Et qui dit sport, dit entrainement : se regarder dans le miroir, essayer des choses, parfois faire des trouvailles, fussent-elles vestimentaires ou cosmétiques, et parfois se rater totalement. Quoi qu’on en dise, je suis convaincue de l’intérêt de ces choses plus ou moins futiles. Le maquillage par exemple, lorsqu’il n’est pas là pour cacher, peut être un allié et donner du courage. De la même manière que des vêtements dans lesquels on est bien et on se sent bien, constituent la meilleure des armures pour affronter le monde la tête haute, telle Lagertha chez les anglais.

InstagramCapture_e77e8adc-973c-4ee1-a57e-f659b7db8bfcPersonnellement je ne porte pas de fond de teint, je trouve ça gênant, mais le mascara est pour moi un outil de (presque) tous les jours qui donne un coup de moteur à ma confiance en moi, au même titre que le rouge à lèvres les jours de grands soirs. Quant aux vêtements, j’adore porter du noir, j’aime à penser que c’est élégant. Et pour une raison obscure j’ai toujours une dizaine de bagues aux doigts. Je crois que ça me rassure.

Tout ça pour dire quoi ? Etre à l’aise soi-même n’est ni facile ni évident mais après tout… Personne ne vous aimera mieux que vous. 😉

A.D.

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