[Jack] Un petit présent pour bien commencer l’année

Pour célébrer la fin des fêtes, des téléfilms niais et des repas trop copieux, j’ai décidé de me faire un cadeau de moi à moi.

Ah… comment me remercier ?

Oui, dit comme ça, ça fait un peu nombriliste. Histoire de ne pas culpabiliser, je vais partager avec vous ! Que voulez-vous, l’esprit de Noël me gagne ! Oui, en janvier, et alors ? J’ai toujours été quelqu’un de particulièrement lent.

Ce cadeau c’est (roulements de tambour) : Le coffret en DVD de la série Les Rois Maudits !

Modérez votre enthousiasme, s’il vous plait.

Les Rois Maudit, c’est une série qui a une place particulière au sein de mon panthéon personnel, une de mes madeleines de Proust pour laquelle je suis absolument incapable de la moindre neutralité. Déjà que d’habitude, je ne suis pas très forte…

Mais je m’égare. Commençons par le commencement. Certains d’entre vous connaissent peut être au moins de nom Les Rois Maudits : il s’agit d’une série de romans écris par Maurice Druon. Récemment, G.R.R Martin a notamment cité ces romans comme une de ses sources d’inspiration pour sa saga, ce qui a eu le mérite de les ramener un peu sur le devant de la scène.  Mais en 1972, ces romans avaient déjà connu un regain de popularité lors de leur adaptation en mini-série télévisée de 6 épisodes, diffusée sur la deuxième chaîne de l’ORTF. Oui, je vais vous parler d’une série diffusée du temps de l’ORTF. Parce que : pourquoi pas ?

9782253011019-t

 

A présent passons aux choses sérieuses, voulez-vous ?

Nous sommes à la cour de France, sous le règne de Philippe IV dit le Bel. Le roi s’apprête à achever un travail de 7 ans : le procès gigantesque qu’il a instauré contre les templiers avec le pape Clément V (qui a bien mal porté son nom pour le coup) et le chevalier Guillaume de Nogaret. Il ne reste que 4 accusés, bien mal en point, dont le grand maître du temple Jacques de Molay. Mais au moment du verdict, ce dernier se rétracte et revient sur ses aveux, arrachés par la torture. C’est un affront au pouvoir royal et papal. Côté famille, ça ne va pas mieux pour Philippe le Bel. En effet, une sombre histoire d’adultère menace sa descendance.

Complots, trahisons, vengeances, que demande le peuple, honnêtement ? Tout au long de la série, les personnages se livrent une lutte sans merci et cela passe par des machinations implacables. Alléchant, n’est-ce pas ? J’adore les histoires à base d’intrigues de cours et avec cette série, j’ai été royalement servie. Les intrigues sont variées au fil des épisodes ce qui permet de ne jamais se lasser. Les techniques d’assasinat se cantonnent certes le plus souvent au poison mais on ne peut qu’admirer l’originalité des différentes méthodes. Ecourter la vie de son prochain certes, mais avec art. Globalement, même si on sait comme l’Histoire se termine, c’est-à-dire avec la guerre de cent ans (tout un programme), il y a tout de même un certain suspense. Au sujet des intrigues, j’adresse une mention spéciale à l’élection du pape qui m’a beaucoup fait rire.

Mais ce qui m’a beaucoup marquée, ce sont les personnages. À de rares exceptions près, il n’y a pas de « gentils » et je trouve ça génial. Chacun agit pour servir ses propres intérêts sans aucune considération pour le bien être du voisin. Parmi mes coups de cœur, je citerai Tolomeï, le banquier lombard et Philippe, le deuxième fils de Philippe IV. En apparence calmes et mesurés, ils sont perpétuellement à l’affut et parviennent souvent à retourner les situations en leur faveur. Mais mes deux personnages préférés sont sans aucun doute Robert et Mahaut d’Artois. Ils sont neveu et tante et se déchirent pour la possession du comté d’Artois. Ils ne reculent devant rien : complot, meurtre et j’en passe. Leur duel à mort est un des piliers de la série. Gamine, j’étais littéralement fascinée par Jean Piat dans le rôle de Robert d’Artois, cet aventurier vêtu de rouge des pieds à la tête. Son charisme phénoménal, son talent monstrueux et sa voix remarquable en ont fait le héros de mon enfance. D’ailleurs, vous pourrez peut être connaitre sa voix car il a doublé le juge Claude Frollo dans Le Bossu de Notre-Dame et Scar, dans Le Roi Lion. Pas mal n’est-ce pas ?

Certes, avec le recul, je peux admettre que la série a des défauts, des faiblesses.  En fait, il vaut mieux parler de pièce de théâtre filmée que de série. En effet, les acteurs évoluent devant des décors peints sur des toiles et jouent comme au théâtre ; ils prennent des poses, monologuent, regardent la caméra, etc. Personnellement je trouve que ça donne à la série un petit charme désuet. Mais je comprends que ça puisse un peu gêner. Mais si on passe outre, on découvre une histoire vraiment prenante ponctuée de quelques répliques bien senties dont ma préférée reste : « Robert ! Ne joue pas les bonnes âmes ! Dieu ne t’as pas équipé pour ça ! ».

J’en profite au passage pour faire un bilan de mes bonnes résolutions afin de voir celle qui ont survécut au premier de l’an. Sur la liste idyllique que j’avais dressée, demeurent :

-écrire. écrire encore, écrire

-regarder plus de nouvelles séries

-rattraper mon retard sur les séries que j’ai en cours

-Empêcher des malheureux de regarder cette infecte bouse qu’est  Sex & Drugs & Rock n’Roll et le reboot moderne de MacGyver. A ce stade de médiocrité, c’est une question de santé publique.

Sur ce, je retourne dans mon nid et vous dit à bientôt pour un nouveau billet !

Miss Jack, qui vous salue bien

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