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Pas en 2143

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Lectures

Florence Rivières a publié au début du mois de février une nouvelle de science-fiction où se mêlent voyage dans le temps, activisme et politique. « Réminiscences » met un scène Eliott Williams, un soldat américain pendant la Seconde Guerre Mondiale, et un futur peu engageant.

Un soir de permission, Eliott sort sensiblement éméché d’un bar. L’instant d’après, incompréhension totale. Il se réveille, mais dans un lieu inconnu. Et pour cause, le soldat a fait un bond dans le temps pour atterrir en 2143, où la science fait voyager les gens dans le temps afin de sauver l’espèce humaine.

Car la situation a gravement dégénéré : la Terre est peuplée par les radiations et l’infertilité sanctionné gravement la population. Exposé à cet avenir catastrophique qu’on n’arrivera pas à lui faire oublier, Williams décide de changer le cours des choses. Quitte à modifier d’abord sa propre trajectoire, faisant fît des discours des deux époques et pariant sur un potentiel effet papillon.

Questionner le présent

Couverture de la nouvelle

« Réminiscences » met ses lecteurs face à une dystopie courte mais intense, qui semble déjà bien engagée. S’inscrivant dans la lignée d’une science-fiction au service de la réflexion, son autrice nous propose un cheminement, constitué d’éléments bien réels, qui participe à amener cet avenir qui pourrait bien être le nôtre. A travers le regard d’Eliott, transformé par son excursion temporel, on observe l’évolution d’un monde bien connu par à-coups.

Ce mécanisme aidant, on se surprend à se questionner quant à l’incidence de nos actes et à leur impact à long-terme. Mais surtout, quant au courage nécessaire pour se décider à changer de direction. Eliott se trouve face à un choix : reprendre sa vie, parce que le problème ne le concernera pas, ou ouvrir les yeux. Avec tout ce que ça implique d’amer et d’épuisant, d’autant plus lorsqu’on ne vous écoute pas. Cette nouvelle, qui se lit rapidement, souligne l’investissement que peut représenter le militantisme ou, au moins , l’éveil à une réalité parfois brute.

@aleksduncan

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